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Hors saison

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Il y a l’agitation folle de la ville, ces embouteillages interminables, cette frénésie étouffante et cette multitude de visages qui défilent à toute allure. Puis à côté, comme en confrontation, il y a ce vide intérieur qui nous habite, cette impression de ne plus avoir de souffle et de traîner ce tourment derrière soi perpétuellement.

Une seule alternative semble alors possible: trouver le vide. C’est une quête particulière que de vouloir se rapprocher du néant. Fantasmer sur l’absence, la solitude, le silence, les grandes étendues inhabitées pour se retrouver.

L’agitation disparaît alors pour laisser place à de longues plages désertiques et ventées. Le froid vient rappeler que l’été n’est qu’un lointain souvenir qui s’efface petit à petit de notre mémoire. La cité a perdu de son éclat, et il faut parcourir des mètres et des mètres avant de croiser une présence humaine. Les stores sont baissés et les quelques personnes que l’on aperçoit sont seules, le téléphone à la main. Des échafaudages sont dressés, profitant de la basse saison pour s’ériger. À côté de tout ça, il y a ces grandes étendues d’herbes qui créent des reliefs doux et chaleureux dans lesquels on aimerait se réfugier. Elles apparaissent  des abris offerts par la nature qui permettraient presque de stopper le temps. C’est le matin que la lumière est la plus belle. Lorsqu’elle rase les arbres et la mer et qu’elle nous berce dans une réalité qui ressemblerait presque à un songe impalpable dénué de toute vie humaine.

Petit à petit les souvenirs refont surface.  Comme si chaque ville offrait des réminiscences du passé et s’animait par la puissance de la mémoire. Cette plage désertique, ces arbres décharnés, c’est comme si nous les avions déjà parcouru des heures. Dans nos rêves ou dans l’enfance, qu’importe ? Ils sont ancrés dans notre imaginaire et c’est comme si nous les redécouvrions.

Cette quête du vide s’est finalement transformée en voyage symbolique, rythmé par les saveurs du passé, le goût lointain de l’enfance. Ce n’est pas le vide qui a été trouvé, mais le patrimoine de ses propres passages. Il n’y a pas de saison pour se retrouver. Il n’y a que du hors-saison.

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