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Irina

Le triptyque interdit : La religion, le corps et la politique

en collaboration avec Sidney Grzclaczk

Le triptyque interdit : La religion, le corps et la politique. Le cinéma Marocain connaît actuellement un très bel essor car il se veut de qualité et exprime de plus en plus la pluralité des visions qui s’expriment à l’intérieur du territoire. Il participe grandement à l’ouverture démocratique du pays en y exposant les différents modes de réflexion des masses populaires. Les libertés grandissent et le Maroc aussi.

Chacun se rejoint, se questionne et débat des problématiques soulevées à l’écran… Les thématiques sont souvent analogues et ce qui fait la différence, c’est la forme de leurs représentations. Aller au cinéma était un plaisir familial et culturel qui jouait un rôle social important pour le peuple… D’année en année, les salles de cinéma ont perdu leur image principale pour devenir des lieux de faits incongrus. En tant que lieux intime, sombre et caché, elles couvrent toutes formes d’interdits que l’on se fait joie de transgresser.

Dans ce projet, notre réflexion se concentre sur le cinéma en tant que lieu. Sans nier son apport artistique, nous avons fait le choix de le sous un autre point de vue, sous l’angle du sorte de triptyque interdit : La religion, le corps et la politique. Nous nous sommes attachés à faire transparaitre les attitudes, comportements et habitudes du spectateur. Les actions qui s’y déroulent animaient et animent toujours cet espace.

Au moment où nous avons commencé à travailler avec « Mint », il nous semblait évident de devoir parler du Maroc et de sa configuration sociétale. L’idée de notre action est d’évoquer une situation générale, tout en prenant en compte les comportements et les réflexions individuelles. Considérer l’humain d’une manière plus englobante. Le fait est là ! Sous nos yeux qui ne veulent plus voir, qui ne veulent plus admettre… Nous apportons juste un regard d’Homme sur une situation contemporaine, nous ne sommes d’aucune façon les juges ou les dénonciateurs d’un système. L’idée est de donner à voir les différentes activités secrètes pratiquées dans les cinémas marocains. À travers des mises en scènes particulières, ce projet tente d’établir notamment les relations entre la transgression et les libertés, mais aussi d’exposer la situation actuelle de l’individu dans son environnement.

« Irina » se veut être la métaphore d’une société où les libertés sont soumises à condition, où les faits et gestes sont contrôlés, où l’homme, malgré une nette évolution, ne peut toujours s’évader que par la porte de derrière, celle de secours.

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